La Tour cybernétique de Liège

Crédits photo : JP Ers – Urbanisme Ville de Liège.
La Tour cybernétique de Liège, œuvre de Nicolas Schöffer, conçue en 1961, est située aux abords immédiats du palais des Congrès de Liège.

La Tour cybernétique de Liège est la première de ses tours cybernétiques installées et reste la plus grande de ses réalisations. Il s’agit d’une sculpture abstraite de 52 mètres de haut qui se compose d’une ossature aérée en tubes d’acier.

Cette ossature, munie de pales, de formes et de dimensions variées, se muait jadis grâce à des moteurs actionnés par un cerveau électronique.

Outre la structure métallique, le fonctionnement d’ensemble du dispositif cybernétique repose sur trois organes : un système d’éclairage, un système de sonorisation et, régissant le tout, un cerveau électronique qui déclenche trois types d’action : mouvement, musique et éclairage de la tour.

L’Arrêté de classement du 29 décembre 1997 classe comme monument la Tour cybernétique et les composantes matérielles ayant permis la réalisation du programme aléatoire et le spectacle luminodynamique « Formes et Lumières ».

La Tour est inscrite sur la liste du Patrimoine immobilier exceptionnel de Wallonie depuis le 27 mai 2009.

Certaines parties du Palais des Congrès sont également classées, dont certaines sont en relation directe avec l’œuvre de Nicolas Schöffer : les façades et toitures,
le système d’aération et la cheminée d’aération,
le chauffage,
les mâts des drapeaux sur le parking,
l’ensemble des éléments techniques permettant le fonctionnement de la tour et l’animation de la façade du Palais des Congrès et situé à l’intérieur et aux abords du Palais :

  1. les projecteurs repris tout au long des mezzanines longeant la façade coté Meuse du Palais,
  2. les projecteurs intégrés dans le faux-plafond cintré de la salle principale du Palais des Congrès donnant coté Meuse,
  3. les stores intérieurs du Palais ayant une fonction d’écran,
  4. la salle des commandes situées au sous-sol du Palais des Congrès et abritant les machines initiales de l’œuvre,
  5. la salle des sons, intégrant les enregistreurs diffusant la musique accompagnant l’œuvre et située sous la passerelle jouxtant le Palais.
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