Père de l’Art Cybernétique, donc de l’interactivité, il voulait apporter une vision prospective et non passéiste de l’art qui devait aider l’homme d’aujourd’hui à évoluer en prise directe avec les véritables possibilités créatrices et libératrices de notre époque.
Expositions, interviews, spectacles, films, enseignement, sculptures monumentales installées, et 10 livres édités témoignent de cet artiste et de cette œuvre exceptionnels.

Français, d’origine hongroise, né en 1912, artiste aux multiples facettes, Nicolas Schöffer fut avant tout un créateur d’idées. Ces idées prirent les formes les plus diverses, de la sculpture à l’architecture et à l’urbanisme, en passant par le spectacle, l’écrit ou le graphisme, mais elle firent toujours appel aux techniques les plus actuelles et cherchèrent à restituer à l’art sa fonction première dans la vie sociale, à “changer la vie“, permettant ainsi à l’homme de transcender ses conditions d’existence. En fait, Nicolas Schöffer créa des modèles dans une optique artistique perdue depuis la Renaissance mais avec les moyens sans commune mesure que notre époque met à la disposition des créateurs. Comme il le disait lui-même : “Pourquoi utiliser encore le ciseau de bronze ou le ciseau de fer quand nous avons à notre disposition le ciseau électronique ?“.

Passionné par le monde dans lequel il vivait et sensibilisé à tous les problèmes, tous les besoins de notre société et de notre civilisation, il était fermement convaincu qu’à tous les niveaux de conception et de réalisation dans tous les secteurs de l’activité humaine, l’art “en tant que préalable” est seul capable de conduire l’humanité avec cette transformation radicale que les découvertes scientifiques et le progrès matériel imposent.

L’artiste, dit-il dans sa préface à La Ville cybernétique, possède l’extraordinaire liberté conceptuelle et imaginative qui lui a toujours permis d’échapper à toutes les contraintes et d’accéder à des dépassements qu’aucune activité humaine n’a pu atteindre“.
Cet art, il le voulait non plus réservé à une élite mais de plus en plus accessible à tous, ancré dans la vie sociale où son influence bénéfique annihilerait progressivement les conditionnements “médiocrisants”, en particulier ceux perçus par notre regard.

Voir la plaquette PDF…